Dans peu de temps, le Poudlard express partirait en direction de l'école Poudlard - complètement rebâtie depuis peu - avec à bord, le survivant et ses deux meilleurs amis.
- Vite, Ron, Ginny, Harry, le train part dans 30 minutes. Vous allez être en retard ! s'écria Molly qui courait dans tous les sens à travers le Terrier.
- OUI, OUI ON ARRIVE, hurla Ron du haut des escaliers.
Ginny commença à s'énerver sur sa valise qui était bien trop lourde pour elle :
- Ha ! Cette valise... elle m'énerve.
- Donne la moi, je vais t'aider, dit gentiment Harry un petit sourire aux lèvres.
- Heu... merci c'est gentil, répondit timidement Ginny.
Ron, qui avait entendu Harry parler d'une voix doucereuse à sa petite soeur, sortit de sa chambre en hâte pour lancer à son meilleur ami un regard noir, mais lorsqu'il arriva sur le pas de sa porte, Harry était déjà au milieu des escaliers.
- Merci mon chéri, dit Molly en voyant Harry dévaler l'escalier avec la valise de Ginny, suivi par Ron.
Après avoir transplané dans une rue déserte à côté de la gare de King's Cross, ils se hâtèrent devant le passage de la voie 9 3/4. Molly, au bord des larmes, alla embrasser ses deux enfants ainsi que Harry. Elle leur donna quelques dernières recommandations avant qu'ils ne franchissent le passage de la voie 9 3/4 :
- Faîtes bien attention ! Pas de bêtises ! Et surtout donnez nous de vos nouvelles. Ron si tu as un hibou ce n'est pas pour rien.
- Oui maman, ne t'inquiètes pas, répondirent en ch½ur Ron et Ginny en allant embrasser leur mère.
Harry qui restait bien discret se fit entraîner dans une étreinte par Mrs Weasley.
- Au revoir, dit-il simplement.
- Allez vite dépêchez-vous, le train va partir ! Faites bon voyage, dit précipitamment Molly en essuyant une petite larme qui coulait sur sa joue.
Une fois arrivés dans le train, les trois sorciers entrèrent et s'assirent dans un compartiment vide. Ron mit leurs trois malles ainsi que la cage de Coqcigru dans les filets prévus à cet effet. Il vit alors par la fenêtre, Hermione arriver sur le quai, il déclara donc :
- Hermione arrive, je... je vais l'aider avec ses bagages.
- D'accord, répondirent les deux autres avant d'échanger un sourire.
Après la guerre, Hermione était restée chez les Weasley quelques jours, pour assister aux enterrements de Fred, Lupin et Tonks. Elle avait tout fait pour les aider à surmonter ces épreuves, mais elle avait dû partir retrouver ses parents en Australie, pour lever le sort qu'elle leur avez jeté - pour les protéger des Mangemorts et de Voldemort. Une fois qu'elle les avait délivrés de l'enchantement, Hermione était retournée avec eux dans leur maison à Londres pour y faire, elle aussi, son deuil. Elle avait demandé à ses amis - et tout particulièrement à Ron - de lui écrire pour qu'elle ait de leurs nouvelles.
Sa relation avec Ron n'était pas très claire. Lorsqu'elle était chez lui il y a quelques semaines, ils s'étaient soutenus. Ils restaient dans les bras l'un de l'autre pendant des heures, parfois il y avait des larmes, parfois pas. Parfois il lui caressait les cheveux, parfois elle jouait avec ses doigts. Des petites choses toujours un peu plus qu'amicales, mais jamais ils n'avaient recommencé ce qu'ils avaient échangé lors de la bataille : jamais ils ne s'étaient à nouveau embrassés. L'une pensant probablement que le moment était mal choisi en cette période de deuil, l'autre pensant sûrement qu'elle prendrait mal le fait qu'il l'embrasse alors qu'il venait de perdre son frère. Pourtant tous deux en mouraient d'envie, mais ils ne faisaient rien par respect pour l'autre.
- Bonjour, dit joyeusement Ron en arrivant derrière Hermione.
Elle se retourna lentement et le fixa droit dans les yeux.
- Deux. Juste deux ! répondit-elle d'un ton neutre.
- Juste deux, quoi ? Ron ne voyait pas de quoi elle pouvait bien parler.
- Lettres. Tu m'as envoyé deux lettres en deux mois. Et la première comme la deuxième ne contenait pas grand chose ! Cette fois, sa voix s'était faite plus cassante.
- C'est à cause de ça que tu ne me dis même pas bonjour ? Franchement, Hermione, tu ne crois pas que tu as passé l'âge pour ce genre de chose ?
- Quel genre de chose ?
- Ben... le fait de me réprimander parce que je ne t'ais pas écrit autant que tu l'aurais espéré.
- ...
- Je suis désolé que mes lettres ne t'aient pas satisfaite, mais s'il te plaît, ne fais pas ta tête de mule pour ça !
- ...
- Je te demande pardon, allez viens, le train va bientôt partir.
Il lui fit un magnifique sourire, un sourire qu'elle ne l'avait pas vu faire depuis la fois où elle lui avait sauté dessus pour lui voler un baiser. Elle se rua sur lui pour le serrer dans ses bras. Il lui rendit son étreinte.
- Bonjour, dit-elle alors.
- Tu m'as manqué, avoua-t-il.
- A moi aussi, tu m'as manqué.
Après quelques instants, elle se hissa sur la pointe des pieds pour lui chuchoter à l'oreille:
- Et, entre nous, le titre de "tête de mule" te convient bien mieux qu'à moi.
Sur ces paroles, elle se dirigea vers l'entrée du wagon. Elle s'arrêta dans l'encadrement de la porte coulissante du train, pour lancer un dernier coup d'½il à Ron qui était resté là sans bouger, à la regarder.
- Tu viens ? Et elle disparut derrière la paroi.
Un coup de sifflet se fit entendre. Ron s'empara de la valise et du panier de Patenrond qu'Hermione avait laissé sur le quai et s'engouffra dans le train avec quelques élèves de première année. Lorsqu'il arriva dans le compartiment où il avait laissé Harry et sa s½ur, il trouva cette dernière en pleine retrouvaille avec Hermione, Harry semblant y être déjà passé. Ron souleva la malle et la mit avec les autres. Il tendit le chat, encore enfermé, à son "amie".
Le train partait en direction de Poudlard. Les quatre jeunes sorciers discutaient de choses et d'autres, rien de bien sérieux. Harry, Ron et Ginny avaient entamé une discussion sur le quidditch mais ils se rendirent vite compte qu'Hermione n'y comprenait rien. Ils tournèrent alors la conversation vers cette nouvelle et dernière année à Poudlard.
- Ça va faire bizarre d'être dans la même classe que ma petite s½ur, dit Ron en donnant un coup de coude à Ginny qui se trouvait assise à côté de lui.
- Je suis pressée d'y être, se moqua gentiment Ginny en souriant à son frère. Au fait Hermione, cette année tu es dans mon dortoir normalement.
- Comment le sais-tu ? demanda Hermione curieuse et heureuse de ce que venait de dire Ginny.
- McGonagall est passée au Terrier cet été pour parler avec maman, et elle me l'a dit.
- Pourquoi est-elle passée ?
Pour toute réponse Ginny leva les yeux au ciel.
- Tu viens on va voir Luna ! Ginny était déjà debout et souriait à Hermione. Cette dernière était heureuse de voir que les Weasley s'étaient en grande partie remis des récents événements. Elle rendit son sourire à la rouquine et la suivit dans le couloir central du train.
- On revient, avaient-elles dit aux garçons qui profitaient de ce moment pour reprendre leur discussion sur le quidditch.
Vingt minutes après, les filles revinrent auprès de ces derniers, mais Ginny qui était entrée la première prit la place qu'Hermione occupait auparavant - la place à côté de Harry - et Hermione s'installa à la gauche de Ron.
Le temps passait et le train continuait de rouler. Hermione était plongée dans la lecture d'un de ses manuels scolaires. Ginny quant à elle avait préféré une revue de quidditch. Les garçons étaient occupés à manger des dragées surprises de Bertie Crochue, des chocogrenouilles, des pâtes à citrouille et encore d'autres douceurs qu'ils avaient achetés lorsque le chariot de friandises était passé dans le couloir. Harry lançait fréquemment des petits regards en direction de Ginny. Il aurait tant voulu qu'elle lui saute dessus dès qu'il eu vaincu le seigneur des ténèbres. Ils auraient alors pu recommencer une nouvelle histoire, une nouvelle aventure, mais il n'en fût pas ainsi. Après la guerre, Ginny s'était renfermée sur elle même, comme toute sa famille. Elle s'était forgée une carapace et cela ne faisait qu'une demi douzaine de jours qu'elle avait commencé à s'en défaire. Maintenant, seul George était encore prisonnier de sa peine. Il reporta donc son attention sur ses sucreries. Il tourna la tête pour demander à Ron si il voulait ses Bulles Baveuse, mais il se tût en voyant son ami mettre - dans un mouvement hésitant - sa main sur celle d'Hermione. Cette dernière releva la tête - le teint légèrement rose - et sourit au rouquin. Ron avait vraiment changé, ce n'était plus ce gamin maladroit. Il avait prit de l'assurance et de la confiance en lui même. Harry était heureux pour ses amis - depuis le temps qu'ils se cherchaient ces deux-là.
Une heure plus tard, Ginny ferma son magazine et regarda par la fenêtre.
- Regardez, on voit Poudlard ! dit-elle d'un air réjoui aux autres. Tu viens Hermione, on va mettre nos robes de sorciers ?
- Oui j'arrive, répondit Hermione en retirant sa main de celle de Ron. A votre place, je les mettrais aussi les garçons, leur conseilla-t-elle.
- Oui ne t'inquiète pas Hermione, on a encore un peu de temps avant d'arriver à Poudlard ! dit Harry en regardant Hermione et Ginny fouiller dans leurs malles pour chercher leurs robes.
- Oh mais je ne m'inquiète absolument pas Harry !
- Allez viens Hermione on y va, dit Ginny en prenant Hermione par le bras pour lui indiquer qu'elle devait la suivre. A toute à l'heure les garçons !
Toutes deux s'en allèrent pour aller se changer. Pendant ce temps, Ron et Harry parlaient comme d'habitude de quidditch. Ron proposa à Harry d'enfiler leurs robes avant que le train s'arrête. Après quelques minutes, les filles étaient de retour. Ils étaient alors tous en tenue conforme, robes noires et cravates aux couleurs de leur maison. Une voix retentit alors dans le train :
- Nous arrivons à Poudlard dans cinq minutes. Veuillez laisser vos bagages dans les compartiments. Ils seront acheminés séparément dans les locaux scolaires.
Tous les élèves commencèrent à s'agiter dans leurs compartiments.
On espère que la suite vous plait autant de le Prologue. Les com's ont la bienvenue ;) .